• " Enfant " spectateur

     

     

     

     Témoignage

    Le spectateur Texte témoignage de Ignotus

     

    Extrait du récit :  La nuit du Centaure .

     Charente

    année : 1976

     

    J'ai parcouru plusieurs kilomêtres

    comme ça d'un coup

    incroyable !

     

    je me trouve dans le virage

    en bas de la descente

    avant  Balzac

     

    un véhicule approche

    comment se fait il ?

    c'est un P 45

    un camion à plateau des années 50

    six à sept  hommes se trouvent à l'arrière

    certains lèvent les bras

    on dirait qu'ils brandissent des armes

     

    ce camion s'éloigne

    en direction d'Angoulême

     

    maintenant c'est le calme

    un gros rat traverse la route

    en direction du dépot de ferraille

     

    je suis toujours là

    spectateur ébloui devant

    toutes ces manifestations bizarres

     

    nous sommes bien en 1976 !

     

    je ne suis pas au bout de mes surprises

    j'aperçois à cent cinquante mètres

     

    qu''est ce que celà encore...

     

    c'est une jeune femme à bicyclette

    elle descend la côte lentement

    elle arrive bientôt

    à ma hauteur

     

    elle est d'une beauté incroyable

     

    je reste figé devant cette apparition ...

     

     

    c'est une résistante !

     

     

     En association avec le récit : La nuit du centaure .

     

    Extrait carnet de route : Mr Louis Bouet-Leboeuf

    1939/45 

     

    Le capitaine nous donne l'ordre de tirer

    qu'au moment où les avants postes

    seront enfonçés et repliès

     

    voici deux heures que le bombardement dure

    ça n'a pas l'air de vouloir cesser

    nous sommes recouverts de terre

    plusieurs obus ne sont pas tombés loin

    on se demande le copain et moi

    s'il ne va pas y en avoir un pour nous

     

    en voici un qui eventre les sacs à terre

    il vient de tomber à un mêtre tout au plus

    ces sacs qui sont devant notre pièce ...

    une partie nous retombe sur le dos

     

    nous déblayons tant bien que mal notre trou

    et nous couchons au fond  à nouveau

    il est dix heures

    la plaine devant nous

    est presque cachée par le brouillard

    on n'y voit goutte !

    mais quel vacarme

    des avions lancent leurs torpilles

    sont présents des chars

    mitrailleuses , fusils mitrailleurs !

     

     

    le capitaine vient nous voir de nouveau ;

    au canon de 25 m/m

    il y a deux hommes de blessés

    heureusement pas gravement

     

    la mauvaise nouvelle ;

     

    les avants postes ;

     

    sont tous prisonniers !

                                                                               Copyright France

    vers article suiv ...

     

     

     

     

     

     


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